Agriculture industrielle ou productiviste
Système de production agricole intensif né après la Seconde guerre mondiale qui cherche à maximiser la production par rapport aux facteurs de production (main d’œuvre, sol, matériel). Elle repose souvent sur la mécanisation intensive et l’usage d’engrais chimiques, de traitements herbicides, fongicides, insecticides, de régulateurs de croissance, de pesticides. Ce mode de production tend à fragiliser l’environnement (pollution des eaux et des sols, épuisement des sols).

Agriculture raisonnée
Démarche non labellisée. Prendre en compte la protection de l’environnement, la santé, les risques sanitaires et le bien-être animal dans la production agricole. Dans ce type de schéma, on optimise le résultat économique en maîtrisant les quantités d’intrants (notamment les substances chimiques type pesticides ou engrais), qui ne sont pas systématisés.

Agriculture biologique
Label. Méthode de production agricole excluant le recours aux produits chimiques de synthèse utilisés par l’agriculture industrielle et intensive. Les agriculteurs labellisés « bio » sont regroupés en fédérations avec des cahiers des charges à respecter. Ces derniers comprennent en général l’utilisation d’engrais d’origine naturelle, l’interdiction d’intrants d’origine chimique, la rotation des cultures et des élevages peu intensifs de manière à préserver les sols.

Agriculture biodynamique
La biodynamie est une agriculture biologique plus poussée lancée par Rudolf Steiner en 1924. Elle utilise les rythmes de la nature et limite les traitements. Elle considère tout domaine agricole comme un organisme vivant qui doit fonctionner de manière la plus autonome possible. L’agriculture biodynamique considère les rythmes lunaires et planétaires, c’est ce qui la différencie de l’agriculture biologique.

Agroécologie
Concept utilisé en agriculture et en agronomie. L’agroécologie renvoie à la fois à une discipline scientifique, à un mouvement social et à des pratiques agricoles. Elle tire ses racines de l’écologie et des sciences sociales. Elle considère les écosystèmes et vise à les imiter (biomimétisme) pour parvenir à un modèle de production économe en énergie, respectueux de l’environnement et compétitif.

Agroforesterie
Mode d’exploitation des terres agricoles associant des plantations d’arbres dans des cultures ou des pâturages. L’objectif est d’imiter la nature, de mélanger les arbres et les herbacées pour augmenter les rendements : enrichissement du sol en matière organique, lutte contre les parasites, baisse des besoins en engrais et pesticides, protection des cultures : brise-vent, moindre impact des pluies, des grêles ou des ensoleillements excessifs, lu e contre l’érosion etc.

Déchets organiques
Déchets fermentescibles. D’origine végétale (végétaux, restes de cuisine, papiers et cartons souillés sous certaines conditions), ils peuvent être dégradés par les micro-organismes pour qui ils représentent une source d’alimentation.

Epicerie paysanne
Espace de vente de produits issus de l’agriculture paysanne ou biologique locale. Elle est le seul intermédiaire entre les producteurs et les consommateurs et promeut les circuits courts.

Hydroponie
Agriculture hors-sol. Culture de plantes réalisée sur substrat neutre (billes d’argile, laine de roche). Le substrat est irrigué d’un courant de solution chargée de sels minéraux et de nutriments pour la plante. L’hydroponie a mauvaise presse : légumes peu goûteux et peu nutritifs, absence du terroir, déconnexion de la terre.

Hydroponie éco-responsable
L’hydroponie peut être menée de manière écologique : substrats en billes d’argiles recyclées, aucun produit phytosanitaire, pesticides ni herbicides. Pas de chauffage ni de lumière artificielle : les plantes poussent en suivant le rythme des saisons. Aucun produit chimique pour le nettoyage du système : tout est fait à l’eau et au soleil. Des expérimentations sont actuellement en cours pour tester des solutions nutritives bio (bioponie : thés de compost en remplacement des minéraux).

Intrants
Dans l’agriculture, les intrants englobent la totalité des produits non naturels que l’on ne trouve pas dans les sols et qui sont ajoutés manuellement dans le but d’optimiser la qualité et le rendement de la culture.

Lombricompostage
Procédé naturel de transformation et de stabilisation de nos déchets organiques sous l’action combinée des micro-organismes (compost) et des vers de compost (lombrics). La dégradation des déchets organiques par le lombricompostage est rapide, les vers stimulant la population microbienne et accélérant la transformation. Permet d’obtenir un amendement pour enrichir la terre.

Paniers paysans (AMAP)
Contrat entre un groupe de consommateurs et un (ou des) producteur(s). Le producteur vend ses produits au consommateur en fonction des saisons. Le contenu de ce dernier varie selon les produits arrivés à maturité. Tout ce qui est produit est donc consommé. Ce principe valorise le producteur et permet de diminuer le prix des denrées en reportant les coûts sur la totalité de la production.

Permaculture
De « agriculture permanente ». Méthode systémique et globale qui vise à concevoir des habitats humains et des systèmes agricoles en s’inspirant de l’écologie naturelle. La permaculture n’est pas une méthode figée mais un mode d’action qui prend en considération la biodiversité de chaque écosystème. Mots clefs : autonomie, durabilité, résilience, relations réciproques.

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