Un Plan d’Action Métropolitain en faveur de l’agriculture urbaine

Un premier pas de la Métropole Aix Marseille Provence en faveur de l’agriculture urbaine

La métropole a voté un plan important visant à développer l’agriculture urbaine sur le territoire et sur la ville de Marseille. Une avancée pour la Cité de l’agriculture et les porteurs de projet du territoire, mais aussi pour la reconnaissance des valeurs et des principes que nous défendons depuis quatre ans.

 

Le 24 octobre, en séance plénière, le Conseil Métropolitain Aix Marseille Provence a voté un plan d’action pour le développement de l’agriculture urbaine, notamment sur la ville de Marseille. Bâti autour de 100 propositions et doté à hauteur de 2 millions d’euros pour l’année 2020, ce plan atteste d’une volonté nouvelle, en accord avec les valeurs défendues par la Cité de l’agriculture et le réseau local. À la Cité, nous sommes convaincus que Marseille pourrait rattraper son retard grâce à des mesures concrètes. D’autres métropoles ont engagé des actions pour une ville durable depuis plusieurs années déjà.

Le plan de la métropole s’articule autour de trois axes stratégiques répondant à des enjeux alimentaires, environnementaux et sociaux :

• Soutenir une production et une alimentation locale
• Mobiliser l’agriculture au service d’une ville durable
• Favoriser l’émergence d’une ville inclusive

 

Dans ce cadre, la métropole prévoit de travailler sur les besoins prioritaires qui ont été identifiés par les porteurs de projet marseillais. Entre autres, on retrouve : la sécurisation et la facilitation de l’accès au foncier, la question du tarif de l’eau, l’adaptation des réglementations ou encore une meilleure coordination inter-acteurs pour faciliter l’installation de nouveaux porteurs de projets…. Autant de questions que nous portons au quotidien et qui trouvent aujourd’hui un écho. Pour la Cité de l’agriculture, ce plan devrait permettre un meilleur accompagnement des acteurs du secteur et, nous l’espérons, de faciliter l’installation des porteurs de projets sur le territoire marseillais.

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En effet, le territoire marseillais regroupe aujourd’hui plus de 300 structures inscrites dans la transition agro-écologique. La Cité de l’agri a eu, dès ses début, vocation à fédérer ce réseau. Les deux éditions des 48h de l’agriculture urbaine (en 2017 et 2018) ainsi que la parution d’un annuaire répertoriant l’intégralité des acteurs de la transition agro-écologique à Marseille y ont participé. Aujourd’hui, après quatre années d’existence, l’association est beaucoup sollicitée par le réseau mais aussi par des porteurs de projets désireux de s’installer sur le territoire. Notre objectif ? Continuer à faire vivre ce réseau, susciter des synergies et renforcer la complémentarité des acteurs. Afin de mener à bien cette mission, il est nécessaire de structurer ces interventions et de renforcer leur qualité. Pour cela, il est prévu de co-construire avec les acteurs du territoire un programme d’actions à expérimenter en 2020 pour suivre et accompagner les membres du réseau, afin de partager les projets des membres, d’élargir le réseau, de limiter les risques de concurrence et de faire émerger des initiatives communes innovantes.

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Autre point essentiel : l’accès au foncier. Il constitue l’un des freins majeurs du développement de l’agriculture urbaine. La Cité a donc mené depuis 2018 un travail de repérage et d’identification des friches, toits, zone délaissées et de l’ensemble des espaces qui pourraient être dédiés à la mise en place de différentes formes d’agriculture urbaine au sein de l’aire métropolitaine. 80 surfaces ont déjà été repérées sur le territoire métropolitain, elles varient de 0,6 à 2 hectares et représentent au total 35 hectares. Il s’agit en 2020 de consolider et d’approfondir ce travail pour accompagner au mieux les porteurs de projets du territoire.

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Le potentiel de développement de l’agriculture urbaine à Marseille est immense. Et, nous ne pouvons que nous réjouir du fait que l’agriculture urbaine soit aujourd’hui prise en compte dans un sens large, en incluant des jardins partagés, des micro-fermes, des exploitations périurbaines mais aussi le développement des circuits-courts et de trames vertes pour la biodiversité. De nombreuses terres agricoles restent à valoriser, les conditions climatiques permettent une culture neuf mois sur douze et, comme vous le savez, de nombreuses initiatives citoyennes bouillonnent déjà… Nous le disons depuis que nous travaillons sur le sujet, si une politique volontariste est réellement mise en place, il semblerait que Marseille ait toutes les cartes en main pour devenir un modèle de ville végétale, agricole et durable.

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Retrouvez le Plan d’Action Métropolitain en faveur de l’agriculture urbaine dans sa totalité par ici.

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